Un site WordPress local permet de travailler sur une copie complète de votre projet sans toucher à un hébergement en ligne. Pour installer WordPress en local, il faut choisir un environnement adapté, créer la base de données, lancer l’installation et vérifier quelques réglages essentiels. Je vous guide pas à pas avec la méthode la plus simple, puis je présente une alternative plus technique avec XAMPP.
La méthode locale la plus simple repose sur quelques étapes bien définies
- Local est généralement le choix le plus confortable pour débuter.
- Prévoyez au moins 4 Go de RAM et environ 1,5 Go d’espace disque.
- Une installation fonctionnelle utilise PHP, un serveur web et une base MySQL ou MariaDB.
- Le site local est privé et ne devient pas automatiquement accessible sur Internet.
- Avant une mise en ligne, prévoyez une migration complète des fichiers et de la base de données.
Pourquoi créer un site WordPress sur son ordinateur
Un environnement local transforme votre ordinateur en petit serveur web. Vous pouvez y installer WordPress, modifier un thème, tester une extension ou refaire la page d’accueil sans rendre vos essais visibles au public. C’est particulièrement utile lorsque le site est encore en construction ou que vous souhaitez apprendre sans risque.
De mon côté, je trouve cette approche indispensable dès qu’un projet demande plusieurs essais. Une erreur de réglage, une extension incompatible ou un mauvais code PHP peut casser le site, mais aucun visiteur ni client ne le voit. Vous gagnez aussi du temps, car les changements sont généralement immédiats.
Il faut cependant garder une limite en tête. Un site local ne reproduit pas toujours exactement l’hébergement final. Les versions de PHP, les réglages du serveur, le système de cache ou l’envoi d’e-mails peuvent être différents. Je recommande donc de tester le projet en local, puis de faire une dernière vérification sur un environnement de préproduction avant la mise en ligne.
Choisir entre Local, XAMPP et une solution plus technique

Plusieurs outils permettent d’exécuter WordPress sur Windows, macOS ou Linux. Le bon choix dépend surtout de votre objectif. Pour créer un site rapidement, je conseille Local. Pour apprendre le fonctionnement d’un serveur web ou travailler sur plusieurs technologies, XAMPP offre davantage de contrôle.
| Solution | Profil adapté | Point fort | Limite principale |
|---|---|---|---|
| Local | Débutant, créateur de site, freelance | Installation WordPress presque automatisée | Moins flexible pour les configurations atypiques |
| XAMPP | Utilisateur technique, développeur | Contrôle d’Apache, PHP et MariaDB | Base de données et fichiers à configurer manuellement |
| Docker | Équipe technique, projets reproductibles | Environnement identique entre plusieurs machines | Courbe d’apprentissage plus importante |
Pour un premier projet WordPress, Docker est souvent disproportionné. Il devient intéressant lorsque vous devez reproduire précisément un environnement, utiliser plusieurs versions de PHP ou collaborer avec une équipe de développement. Dans la majorité des cas, Local offre le meilleur compromis entre rapidité et confort.
Les prérequis à vérifier
Local demande généralement au moins 4 Go de mémoire vive et environ 1,5 Go d’espace disque. Prévoyez davantage si vous installez plusieurs sites, importez une grosse médiathèque ou ajoutez plusieurs versions de PHP.
Pour rester proche des standards actuels de WordPress, je privilégie PHP 8.3 ou une version plus récente, avec MySQL 8.0 ou MariaDB 10.11. Les anciennes versions peuvent encore fonctionner dans certains cas, mais elles ne constituent pas une base saine pour un nouveau projet.
Installer WordPress avec Local étape par étape
1. Installer l’application
Téléchargez l’installateur de Local correspondant à votre système. L’installation ressemble à celle d’un logiciel classique. Sous Windows, le pare-feu peut demander l’autorisation de laisser communiquer certains composants. Il faut accepter ces accès pour que le serveur local fonctionne correctement.
Sur macOS, l’application doit être déplacée dans le dossier des applications. Sous Linux, le paquet Debian convient notamment aux distributions basées sur Ubuntu. Un compte Local n’est pas indispensable pour créer et gérer un site hors ligne, ce qui permet de commencer sans démarche supplémentaire.
2. Créer un nouveau site
Ouvrez Local, puis cliquez sur le bouton permettant de créer un nouveau site. Donnez-lui un nom simple, par exemple atelier-wordpress. Ce nom servira à identifier le projet dans l’application et peut aussi participer à l’adresse locale du site.
Local propose ensuite deux modes de configuration. L’environnement préféré convient à presque tous les projets. Les options avancées permettent de sélectionner une version précise de PHP, du serveur web ou de la base de données. Je conseille de ne modifier ces réglages que si votre hébergeur impose une configuration particulière.
3. Définir les identifiants administrateur
Choisissez le nom d’utilisateur, l’adresse e-mail et le mot de passe du compte administrateur WordPress. Même si le site n’est pas public, utilisez un mot de passe solide. Cela évite de prendre de mauvaises habitudes avant la mise en ligne.
Évitez les identifiants trop évidents comme admin ou wordpress. Pour un simple environnement de test, le compte peut être différent de celui qui sera utilisé en production, mais il doit rester suffisamment sûr pour protéger vos fichiers locaux.
4. Démarrer le site
Une fois la création terminée, cliquez sur le bouton de démarrage du site. Local lance les services nécessaires, puis affiche généralement deux accès importants. Le premier ouvre le site public, le second mène au tableau de bord WordPress.
L’adresse locale peut ressembler à atelier-wordpress.local. Elle ne fonctionne que sur votre ordinateur, sauf si vous activez une fonction de partage temporaire. Si le navigateur affiche une erreur, vérifiez d’abord que le site est bien démarré dans Local.
5. Régler les paramètres de base
Dans WordPress, ouvrez les réglages généraux et vérifiez le titre du site, la langue, le fuseau horaire et le format de date. Pour la France, le fuseau Europe/Paris évite les incohérences sur les publications et les extensions qui utilisent l’heure du serveur.
Je règle aussi immédiatement la structure des permaliens sur une forme lisible, généralement basée sur le nom de la publication. Cette décision est plus facile à prendre avant de créer de nombreuses pages et limite les changements d’URL plus tard.
- Supprimez les contenus de démonstration dont vous n’avez pas besoin.
- Installez uniquement les extensions utiles aux premiers tests.
- Vérifiez que le thème actif s’affiche correctement sur ordinateur et mobile.
- Créez une page d’accueil et une page dédiée aux articles si le projet le nécessite.
Installer WordPress avec XAMPP pour garder plus de contrôle
XAMPP regroupe un serveur Apache, PHP, MariaDB et un outil de gestion de base de données. La méthode demande quelques manipulations supplémentaires, mais elle reste fiable pour comprendre ce qui se passe sous WordPress.
Préparer Apache et la base de données
Après l’installation de XAMPP, ouvrez son panneau de contrôle et démarrez Apache ainsi que MySQL. Apache sert les fichiers du site, tandis que MySQL ou MariaDB stocke les pages, les réglages, les utilisateurs et les extensions.
Si Apache refuse de démarrer, un autre logiciel utilise probablement le port 80, souvent Skype, IIS ou un autre serveur local. Vous pouvez arrêter le programme concerné ou modifier le port d’Apache. Cette erreur est fréquente et ne signifie pas que WordPress est mal installé.
Créer la base de données
Ouvrez l’outil de gestion fourni par XAMPP, puis créez une base vide, par exemple atelier_wp. Pour un environnement local classique, l’utilisateur est souvent root et le mot de passe peut être vide, selon la configuration de XAMPP.
Ces identifiants sont acceptables pour un test hors ligne, mais je ne les reproduirais jamais sur un serveur public. En production, utilisez un utilisateur dédié, un mot de passe unique et des droits limités à la base concernée.
Lire aussi : Désactiver les commentaires WordPress - Le guide complet
Copier les fichiers WordPress
Téléchargez l’archive française de WordPress, décompressez-la, puis placez le dossier dans le répertoire web de XAMPP, généralement htdocs. Renommez-le avec un nom court sans accent, par exemple atelier.
Dans le navigateur, ouvrez l’adresse locale correspondant au dossier. L’assistant WordPress demande alors le nom de la base, l’utilisateur, le mot de passe et l’adresse du serveur, qui est habituellement localhost. Une fois ces informations validées, WordPress crée son fichier de configuration et lance l’installation.
Éviter les erreurs qui bloquent le site local
La plupart des problèmes viennent de trois éléments mal alignés, à savoir le serveur, la base de données et l’adresse du site. Avant de modifier des fichiers sensibles, je vérifie toujours que les services sont démarrés et que le nom de la base correspond exactement à celui saisi dans WordPress.
| Problème | Cause probable | Action à tenter |
|---|---|---|
| Erreur de connexion à la base | Nom, utilisateur ou mot de passe incorrect | Contrôler les identifiants et démarrer MySQL |
| Apache ne démarre pas | Port déjà utilisé | Identifier le programme en conflit ou changer le port |
| Page blanche | Extension ou thème incompatible | Désactiver le dernier élément installé |
| Images absentes | Chemin ou URL incorrect après import | Vérifier l’adresse du site et les chemins de médias |
| Permaliens en erreur | Réécriture d’URL non active | Enregistrer à nouveau les permaliens et vérifier Apache |
Une autre erreur consiste à croire qu’un site local est automatiquement sauvegardé. Ce n’est pas le cas. Exportez régulièrement le projet ou copiez son dossier vers un emplacement séparé, surtout avant une mise à jour importante. Un site local reste une donnée à protéger.
Les e-mails constituent aussi une limite classique. Les formulaires de contact peuvent sembler fonctionner sans envoyer de message réel. Pour les tester, utilisez un outil de capture d’e-mails local ou prévoyez une vérification spécifique sur un serveur de test.
Préparer le passage du local vers un hébergement
La mise en ligne ne consiste pas à copier uniquement le dossier WordPress. Il faut transférer les fichiers, exporter la base de données, adapter les URL et vérifier les réglages liés au domaine. Les médias et les extensions se trouvent principalement dans le dossier wp-content, mais la base contient une grande partie de la configuration.
Pour un petit site, une extension de migration peut simplifier le transfert. Pour un projet plus sensible, je préfère contrôler séparément les fichiers et la base afin de repérer les anciennes adresses locales. Une recherche-remplacement mal exécutée peut endommager des données sérialisées, c’est-à-dire des informations enregistrées dans un format particulier par WordPress.
- Faites une sauvegarde complète du site local.
- Créez la base de données sur l’hébergement.
- Importez les fichiers et la base.
- Remplacez les anciennes adresses locales par le domaine final.
- Testez la connexion, les images, les formulaires et les permaliens.
- Activez le HTTPS et les sauvegardes avant d’annoncer le site.
Ne supprimez pas immédiatement la version locale après la migration. Gardez-la quelques jours ou quelques semaines. Elle peut servir de référence pour comparer un réglage, reproduire un bug ou préparer une future évolution sans toucher au site public.
Le bon réflexe après l’installation locale
Une fois WordPress opérationnel, évitez d’installer une dizaine d’extensions pour tester leurs promesses. Commencez par la structure du site, le thème, les contenus principaux et les réglages essentiels. La simplicité facilite les diagnostics et vous donnera une base plus propre pour mesurer les performances.
Je vous conseille aussi de noter les versions utilisées, les extensions activées et les modifications apportées au thème. Cette petite documentation devient précieuse au moment de migrer le site ou de reproduire l’environnement sur une autre machine.
Pour débuter rapidement, choisissez Local. Pour apprendre l’architecture d’un serveur ou simuler un environnement plus précis, utilisez XAMPP. Dans les deux cas, le plus important reste de travailler avec une version récente de PHP, de sauvegarder régulièrement et de tester chaque changement avant de le transposer en production.